La méthode

 

PREPRODUCTION

Depuis le temps que nous réalisons des films avec plus ou moins de bonheur, nous nous sommes aperçus que nous procédions approximativement toujours de la même manière.

L’un d’entre nous a une idée de court métrage. Il en fait part aux autres membres de la section écriture.

Deux cas se présentent :

Dans ce dernier cas, l’auteur de l’idée (le plus souvent) ou un autre membre du BCB se propose de développer sur papier un synopsis long de quelques lignes à une ou deux pages.

Le synopsis est à nouveau soumis aux membres de la section écriture.

Trois cas se présentent :

Après discussion et conception du scénario, on oublie celui-ci pendant quelques semaines.

Passé ce délai, le collectif reprend le scénario, le modifie, l’améliore (enfin on croit !). Nous laissons quelques semaines pour avoir un regard neuf sur le scénario.

On peut reprendre le scénario, le laisser reposer, le reprendre etc 2, 3, 4 fois ou plus, si nécessaire.

Quand le scénario est jugé terminé, on passe à la conception du scénarimage (storyboard). Tous les plans sont ainsi dessinés et annotés.

Un repérage est ensuite effectué. Puis on procède à une sélection des lieux de tournage, avec demande d’autorisation si nécessaire.

En fonction de la disponibilité de chacun, un programme de tournage est mis en place.

 

TOURNAGE : c'est du sport mais on y arrive.

 

POSTPRODUCTION

A l'issue du tournage, un monteur volontaire se propose de choisir les plans. Le principe est de numériser plusieurs prises d’un même plan dès qu’il hésite sur lequel choisir.

Les gens impliqués dans le film (scénaristes, réalisateur, monteur) tranchent et choisissent les plans à garder pour le montage final.

Le monteur monte seul une proposition de film. Il propose ensuite son travail aux autres. Après discussion et argumentation, de nouveaux choix sont faits. Le monteur retourne donc appliquer ces décisions. Ce procédé perdure, tant que la réalisation finale ne semble pas satisfaisante. L’apport de la musique, de la voix off, des bruitages se fait à ce stade. Nous procédons de cette manière car le monteur, à force d’être concentré sur l’aspect technique n’a plus de regard critique sur la trame narrative. Les autres membres ont, eux, un regard plus neuf.

Le film entre ensuite dans une phase de test. Il est soumis au verdict de plusieurs personnes. Certaines scènes sont alors raccourcies, remontées voire supprimées.

Ensuite, une photo du film est choisie et un texte de présentation est rédigé.

 

DIFFUSION

Une projection du produit fini est présentée à tous les gens qui nous ont aidés.

Puis au final comme d'habitude, c'est une merde.

 

La carrière du film en festival va pouvoir commencer.